| Edito |
Que nos retraites ne se transforment pas en BérézinaA l’heure où nous bouclons ce numéro, commencent à apparaître les propositions, les projets, les polémiques quant aux mesures réalistes, durables, et équitables, à prendre résolument pour régler le problème des retraites qui pèse sur nos têtes et celles de nos enfants. Qu’on ne se trompe pas une fois encore, en cherchant uniquement à boucher le (les) trous en recourant aux taxes supplémentaires et provisoires qui malheureusement finissent toujours par devenir pérennes. Notre pays étouffe de prélèvements divers dont l’efficacité économique est bien illusoire pour certains, mais qui deviennent tabous dès qu’on envisage leur suppression ou leur modification éventuelles. Qu’on le veuille ou non, il faudra se résoudre à travailler plus longtemps, et cette nécessité ne doit pas être toujours perçue comme une atteinte aux acquis sociaux, mais plutôt comme une faculté de rester connecté avec son temps, et participer au développement économique de notre pays Et que ceux qui donnent des leçons de solidarité, de justice sociale, commencent par balayer devant leur porte en méditant sur ce simple constat pour le calcul des pensions : 6 derniers mois pour les fonctionnaires / 25 meilleures années pour le privé. Où se trouve la justice quand nos finances publiques nécessitent un effort de tous, et bien entendu des plus fortunés, sans pour autant en faire des boucs émissaires ; faut-il rappeler qu’un peu plus de 500 000 contribuables sont assujettis à l’ISF alors que la moitié des contribuables ne payent pas un centime d’impôts sur le revenu. Il est grand temps que nos décideurs politiques fassent preuve d’imagination, et luttent en priorité contre le gaspillage de l’argent public. Mais pour le moment place à la détente et aux vacances en oubliant quelques temps ces mesures qui alourdiront encore inexorablement les charges qui pèsent tant sur le patrimoine. Profitez donc de ce numéro d’été de Patrimoine Privé pour vous lancer dans une collection de timbres si vous avez la patience, rêvez devant la Ferrai 458 Italia, partez en croisière aux Seychelles, visitez le château de la Verdière en Provence, savourez un rosé bien frais tout en vous penchant sur les meilleurs placements en fonction de votre age, et surtout vivez pleinement … l’heure de la retraite n’a pas encore sonné !
Bonne lecture à tous Gilles Kapps |